Blidah ! petite rose (Un texte d'André Gide)

Blidah ! petite rose (Un texte d'André Gide)


Blidah ! Fleur du Sahel ! dans l'hiver sans grâce et fanée, au printemps tu m'as paru belle. Ce fut un matin pluvieux; un ciel indolent, doux et triste; et les parfums de tes arbres en fleurs erraient dans tes longues allées. Jet d'eau de ton calme bassin; au loin les clairons des casernes.
(...)
Blidah ! Blidah ! fleur de sahel ! petite rose ! Je t'ai vue tiède et parfumée, pleine de feuilles et de fleurs. La neige de l'hiver avait fui. Dans ton jardin sacré luisait mystiquement ta mosquée blanche et la liane ployait sous les fleurs. Un olivier disparaissait sous les guirlande qu'une glycine lui faisait. L'air suave apportait le parfum qui s'élevait des fleurs d'orangers et même des mandariniers grêles embaumaient.


citoyen, Posté le mercredi 04 mars 2009 17:31

mon cher boronad, tu m'a traité de bourricot et ce que je ne te pardonnerais jamais, parceque je ne le suis pas vraiment. et ici, tu te fais rappelé le bon vieux temp sauf que tu ne sais meme pas la distance qui sépare alger de blida et non blidah. je ne peu pas dire des choses grossières meme si tu m'a insulté. mais je suis convaincu que tu n'est pas sincère et que tu vis au dépend des autres.

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helloCelodie19, Posté le samedi 06 décembre 2008 14:06

En français, la prof a défini cette année un theme sur lequel on doit construire un dossier: l'orientalisme. il y a quelques bouquins de référence dans lesquels on doit prendre des texte et faire des commentaires composés dessus. moi j'ai pris "tableaux de villes" comme sous-theme. Je pensais prendre d'abord grenade dans voyage en espagne de gautier, ou carthage de salambo de flaubert, ou thebes du roman de la momie de gautier, ou grenade d'hugo, et puis en dernier j'ai lu une année dans le sahel de fromentin, et la présentation de blidah m'a charmé, alors pour mercredi 10 je vais rendre mon commentaire la dessus.
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Pour le bourricot de Citoyen et qui semble bien inculte (oui un citoyen bourricot) Blidah s'écrivait avec un h
au temps d'André Gide. Voir Les nourritures terrestres.
Donner de la littérature aux bourricots c'est donner de la confiture aux cochons !

Je valide le commentaire du Citoyen-Bourricot et je laisse ses phrases incorrectes et ses fautes d'orthographe bien volontairement.
Vous voulez rire alors faites Google et demandez "Livre d'or ADIMAD". Des tartines de pages de Citoyen qui délire et délire encore.










# Posté le lundi 20 août 2007 09:02

Modifié le mardi 31 mars 2009 04:02

Chréa au-dessus de Blida

Chréa au-dessus de Blida



Nous allions en famille à Chréa, souvent après une halte à Blida. Chréa était une ravissante station de sport d'hiver, avec une toute petite piste et se trouvait à 80 kilomètres d'Alger.
Des replis, des sommets couverts de cèdres, une route toute en lacets. Au printemps, mon père conduisait vite et ma mère criait de peur. Dès que la neige de l'hiver avait fui, la station se recouvrait de pensées sauvages jaunes et bleues. Nous déjeunions parfois à l'hôtel des Cèdres, La cuisine du chef était, selon mon père, trop parfumée aux feuilles de laurier.

André Gide écrivait dans ses Nourritures terrestres :"Je courus hier au haut des collines qui dominent Blidah, pour voir un peu plus longtemps le soleil; pour voir se coucher le soleil et les nuages ardents colorer les terrasses blanches. Je surprends l'ombre et le silence sous les arbres; je rôde dans la clarté de la lune; j'ai la sensation souvent de nager, tant l'air lumineux et chaud m'enveloppe et mollement me soulève."









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# Posté le mardi 21 août 2007 05:18

Modifié le lundi 27 octobre 2008 05:43

Ourida, la petite rose

Ourida, la petite rose



Blida, surnommée Ourida par les Arabes, comptait 80 000 âmes en 1957. Elle est arrosée par le fleuve el-Kébir qui alimentait du temps de la France, de nombreuses fontaines.
Ouria avait été fondée par des Cordouans et elle fut, au temps des Turcs, la ville des plaisirs. Dois-je noter que Cordoue (en espagnol Cordoba) resta aux mains des Arabes jusqu'en 1236 mais je ne sais pas quand Ourida fut fondée.
J'aime cette photo. Blida était devenue une des grandes villes de la Mitidja. Entourée d'orangeraies, elle avait le charme des villes anciennes. Je me souviens des orangers plantés en ville et qui donnaient des fruits auxquels personne ne touchait parcequ'ils étaient amers. Juste bons pour la confiture, nous disait mon père.









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# Posté le mardi 21 août 2007 13:34

Modifié le lundi 27 octobre 2008 05:58

En famille dans la neige

En famille dans la neige
La famille, les amis. Nous n'avions pas encore été frappés par la guerre et nous allions faire des boules de neige à Chréa.

J'ai retrouvé cet article dans la revue L'Algérianiste n°57 du mois de mars 1992. Je livre un extrait de cet article intitulé La vie quotidienne à Blida en 1930, signé par Georges-Pierre Hourant.

(...)
N'ayons garde d'oublier les fêtes de Chréa, qui est déjà une station estivale et hivernale réputée. Depuis Blida, empruntons les 17 kilomètres de route en lacet, qui nous mènent à 1 500 mètres d'altitude, nous voici parmi les cèdres et la neige. Mais, même au printemps, il sera agréable de faire les excursions à Chréa que nous propose la municipalité de Blida : le 29 mai, jour de l'Ascension, c'est la fête des fleurs de là-haut, avec repas à l'hôtel des Cèdres par le vatel Gelly. Le 22 juin, mieux encore, les touristes auront droit à un concert donné sur la place du Génie par les "Amis Réunis", à un mât de cocagne, à un concours de bouquets, à une sauterie endiablée avec valses et tangos, d'un nouveau bal, le soir à Blida, sur la place Clémenceau ! A l'hôtel des Cèdres, à midi, au cours du repas agrémenté par deux virtuoses de la harpe et du violoncelle, monsieur Glorieux, faisant un bref historique de la station, notait qu'en 1905, Chréa n'était encore qu'une expression géographique.










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# Posté le jeudi 23 août 2007 12:01

Modifié le lundi 27 octobre 2008 05:37

Ah, Chréa sous la neige !

Ah, Chréa sous la neige !


Avant que mes yeux se ferment

Bientôt je vais revoir l'oranger et la vigne
Mettre leurs plus beaux fruits à portée de ma main
Je pourrai oublier que d'autres mains indignes
Ont détruit le travail commencé par les miens

Bientôt je vais revoir... sa porte à jamais close
La petite maison nichée en Mitidja
Le jardin parfumé où fleurissaient les roses
L'église et son clocher en pays "Soumathas"

Bientôt je vais revoir les cèdres sous la neige
Comme un écrin précieux où se blottit Chréa
Sur les pentes escarpées avance un long cortège
De mauresques courbées sous leurs fagots de bois. ( Tony)

J'aime ce poème de Tony car j'entends la précieuse petite musique, la petite musique qui transforme quelques strophes en vraie poésie. Tout le monde peut écrire un poème et c'est souvent banal, banal ou carrément mauvais. Combien d'entre-nous possèdent la petite musique ? En tous les cas, pas moi. Hélas.
Voir L'Algérianiste N° 51 - Septembre 1990. Le poème tout entier. Ici, il est coupé et ajusté pour Chréa et la Mitidja.


Avant 1954, début de la guerre, cette charmante petite station de sport d'hiver était très prisée des Algérois, qui s'y rendaient nombreux. Je me souviens de plats de choucroute que nous dévorions, assis sur une couverture.
L'Atlas blidéen, cette haute chaîne qui borde, au sud, la Mitidja et dont plusieurs sommets dépassent 1 500 mètres, est très pittoresque.









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# Posté le lundi 27 août 2007 05:37

Modifié le lundi 27 octobre 2008 05:41